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La réponse à cette question nous  vient de Dr. Roger NGANTSIE BENI du PNLS qui s'adressait aux participants à l'atelier organisé en marge de la célébration de la journée mondiale de SIDA 2014 en décembre dernier.

 

Selon Dr Roger NGANTSIE, la réponse au VIH/SIDA est réorganisée au regard de l'ordonnance présidentielle n° 11/023 du 18 mars 2014 dans une approche multisectorielle. Le PNLS, qui est l'acteur public de terrain par le biais  duquel l'Etat Congolais (Ministère de la Santé publique) intervient, joue un rôle normatif : fixation des normes, conception et transmission des directives, élaboration des plans stratégiques, formation des autres acteurs et réalisation des plaidoyers.

 

En réponse à l'épidémie à VIH/SIDA, le PNLS préconise  entre autres moyens, l'intégration dans les zones de santé des activités en paquet complet comprenant la prévention, les soins et le traitement, la mise en œuvre d'une option baptisée « option B+ », ainsi que la prise en charge des populations spécifiques.

 

Pour dire un mot de l' « option B+ », celle-ci consiste à dépister et à mettre automatiquement sous traitement toute personne infectée, en supprimant la conditionnalité de l'éligibilité au traitement autrefois de mise. Et ce traitement automatique se fait à base de l'administration  de trois médicaments anti rétroviraux (AZT + 3TC + TDF).

 

D'autres éléments de réponse envisagés par le PNLS sont constitués par les opportunités de financement annoncés, tels que le financement PEPFAR pour la période de 2015  2017. Par ailleurs, l'observation d'un agenda de recherche  et évaluation est de nature à améliorer le montage de la lutte.

 

Défis

 

Des défis à relever ne manquent pas, et le PNLS en est conscient. Toute  une série de défis peut être énumérée :

La couverture de 68% du service PTME (Prévention de la transmission mère-enfant) ne représente qu'une couverture géographique, car le nombre de femmes enceintes qui ont bénéficié du TARV (Traitement par anti rétroviraux) ne représente que 27,7%des cas ; la couverture de service des zones de santé en paquet TARV est de 63% ; la couverture TAR ( traitement anti rétroviraux) est de 31% des PVV éligibles ; la faible application de la directive sur le dépistage précoce du VIH chez les nouveaux nés par PCR ; la faible disponibilité de services de dépistage VIH dans les zones de santé ; et l'insuffisance des données qualitatives exhaustives sur les populations clés et sur les populations vulnérables.

 

La vision du PNLS

 

Considérant les dix objectifs mondiaux de la lutte contre le VIH/SIDA pour 2015, le PNLS semble avoir choisi de se focaliser sur les trois suivants : d'abord celui qui consiste à éliminer les infections parmi les enfants et à réduire de moitié la mortalité maternelle liée au VIH ; ensuite celui qui vise à mettre 15 millions de PVV sous traitement ARV, et enfin celui qui vise à réduire de moitié les décès liés à la tuberculose parmi les PVVIH.

De ce fait, le PNLS circonscrit sa vision en quatre points, à savoir, l'amélioration de la couverture, l'intégration des services, le renforcement du laboratoire, ainsi que le renforcement du système d'information.

 

Le PNLS pense pouvoir améliorer la couverture en recourant à la complémentarité et à la coordination, au réseautage, à la délégation des tâches et à la suppression des chevauchements.

 

En ce qui concerne le renforcement du laboratoire, il y aurait lieu d'organiser des laboratoires supra-provinciaux, un réseau de laboratoires ainsi que l'assurance et le contrôle qualité. 

 

S'agissant de l'intégration des services, il est question pour le PNLS de rapprocher différents services, par exemple le site consultations prénatales (CPN) avec celui du traitement par ARV (TARV), les femmes enceintes et les femmes allaitantes HIV+ avec le TARV, les CSDT ( centres de dépistage de la tuberculose) avec le site TARV.

 

Pour ce qui est du système  d'information, il est question de recourir à des outils uniques et disponibles à tous les niveaux, de recourir à un seul circuit de transmission ainsi qu'au monitorage des interventions.

 

Roger NGANTSIE ne manque pas de rappeler que la problématique de la lutte contre le VIH/SIDA doit  s'entendre dans le contexte de la RDC, un pays aux dimensions d'un sous-continent ayant ses spécificités propres : 2.345.000 Km2, subdivisés en Onze Provinces et en 516 zones de santé ; environ 70.000.000 d'habitants dont 69% vivant dans le monde rural ; 1,2% de séroprévalence de la population générale, 1,8% de séroprévalence chez les femmes enceintes, 6,9% de séroprévalence chez les professionnelles de sexe ;  avec cinq des onze provinces   jouant le rôle de moteur de l'épidémie à VIH, notamment Kinshasa, Katanga, Kasaï-Oriental, Province Orientale et Maniema.

 

 

KIRI ELCARI

Share KIRI ELCARI. Edition N°100 du 27 Avril 2015
   
 
 
   
 
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