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La fosse commune de MALUKU empoisonne l'atmosphère
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La fosse commune de MALUKU empoisonne l'atmosphère

 

 

Les diplomates accrédités à Kinshasa ont été soumis à la rude épreuve de sillonner la morgue de l'hôpital général de la capitale congolaise ou sont entassés tête-bêche des cadavres d'indigents et de bébés. Cette visite inhabituelle dans ce lieu de pleurs et de larmes amères fait suite à la découverte, il y a un mois, d'un charnier immense dans la localité de Maluku, à une centaine de kilomètres de Kinshasa.

Quel rapport peut-il exister entre la mobilisation des ambassadeurs dans la visite de la morgue de l'hôpital général et la fosse commune de Maluku ? Et pourquoi des diplomates ?

Lorsque ce charnier a été identifié et localisé, des hypothèses ont été formulées dans tous les sens dont  la principale est que ce charnier offre leur dernière demeure aux morts tombés sous les balles ou les sévices du dispositif policier déployé par le gouvernement lors des manifestations d'opposants à la révision constitutionnelle. Les corps de ces derniers se seraient ajoutés à ceux d'autres victimes tombées lors d'autres opérations musclées de la police, comme le « Likofi » censé avoir purgé Kinshasa de toutes les formes de délinquance. C'est donc autour du voile qui recouvre l'identité des morts du charnier de Maluku que les violons refusent obstinément de s'accorder. En effet, rejetant en bloc tous ces soupçons, les autorités gouvernementales balaient d'un revers de la main les deux thèses et soutiennent que la fosse commune découverte à Maluku contient quatre cent vingt-huit corps de personnes indigentes et de bébés morts à leur naissance.

Cette version est battue en brèche par les interrogations qu'elle soulève malgré l'affirmation selon laquelle il s'agit d'une pratique courante pour désengorger les chambres froides de la morgue : Pourquoi enterrer  nuitamment des personnes dont les identités ne figurent ni au registre des décès de l'hôpital général, ni au registre géré par les services de sa morgue ? La randonnée au cœur des  chambres froides au milieu des senteurs insupportables du formol et des corps humains dont certains en état de décomposition, tout en confirmant le caractère routinier des pratiques de conservation de cadavres dans cet hôpital, en amont, est loin de convaincre l'opinion tant nationale qu'internationale sur l'identité de ceux qui reposent dans le charnier qui, au propre comme au figuré, empoisonne l'atmosphère aussi bien au pays que dans les hautes sphères de la MONUSCO et de toute la Communauté internationale. D'aucuns considèrent comme une simple digression ou tout au moins, comme une plaisanterie de mauvais gout d'avoir emmené des diplomates chercher en amont les identités des 428 corps découverts enfouis en aval.

 Aujourd'hui, Maluku mobilise les faisceaux de l'actualité nationale et internationale et le site du charnier sanctuarisé tant qu'aucune lumière n'aura pas commencé à poindre sur l'identité et les causes de la mort de ceux qui ont été furtivement enterrés dans la fosse commune découverte dans cette bourgade. L'opposition interne réclame une enquête indépendante, la Communauté européenne se dit disposée de débloquer un million d'euros pour la soutenir tandis que la MONUSCO se convainc de l'urgence de mettre toute la logistique nécessaire à la disposition des enquêteurs. Sa division des droits de l'homme par le canal de son chef, estime que les autorités gouvernementales ont tout intérêt à exhumer les corps pour se laver des soupçons qui pèsent sur elles d'avoir massacré et dissimulé dans cette fosse commune les corps des centaines de manifestants du début de l'année 2015.

Pour forte qu'elle soit, toute cette mobilisation risque de mordre la poussière sur une inconnue de taille : la justice congolaise doit encore se prononcer sur la pertinence ou non d'exhumer les enterrés de la fosse commune de Maluku pour leur demander leurs cartes d'électeurs et surtout les causes de leur trépas. Voilà une occasion d'or offerte à nos hommes en noir d'affirmer leur  indépendance vis-à-vis de l'exécutif.

 

MuataNkolombo

Share Muata Nkolombo. Edition N°100 du 27 Avril 2015
   
 
 
   
 
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